J'écoute : "One voice" récital 1986
Je regarde : Le ciel et la mer qui jouent, et le vent qui se moque...
Je lis : Les annonces "emploi et joies du travail avant l'andropause"
Je joue : Peu.
Je mange : Mieux. J'essaie du moins.
Je bois : Du thé, toujours du café, et un peu de Champagne.
Je cite : Philippe Chatel, qui site Saint Exupéry...
Je pense : que mon unique neurone sature parfois.
Je rêve : toujours beaucoup, merci. Et vous?
(mis à jour vendredi 15 mai 2009 à 20:47)

09/11/2007

09/11/07 - 07:11

"Toi jamais toujours,"

Je viens de l'évoquer, et je ne peux pas résister au plaisir de ces mots...


"Toi jamais toujours,"

Toi jamais, vermine douce, satan de soie, soleil levant,
toi plus jamais, cheval de feu, ô toi toujours, crapaud de dieu,
cantharide acide, tubéreuse mortelle, mon ange doré. Toi jamais,
mais insiste encore un peu, ô toi toujours, encore et toujours,
le jour se lève et je t'adore, rubis glorieux, lame d'argent,
poignard sculpté dans mon coeur, toi, jamais. Toi jamais, sauf si
tu ris dans les matins chagrins, sauf si tu couches dans les fleurs,
loin du malheur, des migraines folles et des bagues à poison,
alors toi peut-être, toi toujours ô mon maître, traîtresse...
Toi toujours... Oh oui toi plus que jamais, bouquet final,
pissotière sacrée, mon âme, toi jamais, jamais plus loin de toi,
tu brûles, tu flambes dans mes veines, comme le nectar assassin,
tiens, tiens, prends ma main pour toujours, toujours pour toi,
les envolées du paradis, les flammes de la vie, les amandiers
en fleurs sur l'horizon, toujours toi. A jamais, jamais jamais,
toujours, toi que j'aimais nuit et jour, ô pleurs de joie, toi à jamais
toujours... Toi, jamais.

(Brigitte Fontaine/Etienne Daho - Xavier Géronimi)
Allo Music / Satori Song

09/11/07 - 06:56

Etienne Daho - "L'Invitation"

Bonjour le monde !

Le 4 septembre 2002, j'ai commencé mon journal GA avec un article remarquable concernant Etienne Daho.
Je profite de la sortie tant attendue de son nouvel album, pour compléter un peu mon journal et tenter de m'accorder un peu de temps libre, au coeur de la vie trépidente de ce site. Entre nous, je me suis récemment promené sur quelques autres adresses gay du PIF (paysage internet français), et je dois malheureusement avouer que je m'y suis un peu ennuyé. :o)
Bref !
J'ai eu autant de plaisir à écouter ce nouvel album que lorsque j'avais découvert "Paris Ailleurs" il y a quelques années. Je sais. Je ne fais pas mon âge. :o)
Compréhensible -me direz-vous- car les collaborations sont proches, Edith Fambuena et Xavier Géronimi. Mais je crois qu'il y a autre chose.
"L'invitation" est presque un album de jeunesse, même si nous constatons rapidement que les textes sont riches et les mélodies sont admirablement servies par des musiciens talentueux et un choix d' instruments presque ludique. En résumé, pas de "je t'aime tu m'aimes" ou de "je suis un adolescent jeune adulte et désespéré" sur trois accords, lachés par une guitare, une basse et une batterie synthétique.
Pour être plus précis, il apparaît peut être moins initiatique que les autres. Ce n'est pas un homme qui avance et se cherche, avec un regard extérieur sur lui même et sur la vie, mais un homme simplement lucide, qui fait corps avec elle. Il est comme un souffle d'air frais, une ballade entre amis, ou un matin clair, sans faux-semblants.
Ni caricature, ni rythmes superflus. Simplement de beaux textes, dont celui de Brigitte Fontaine, "Toi Jamais Toujours", accordés sur des partitions justes.
Certains pourront peut être déplorer la réelle différence d'instrumentation entre les albums précédants et celui-ci, mais Etienne Daho ne se perd pas là où l'on pensait l'avoir cerné. Il semble humblement confirmer qu'il y a dans cette vie des milliers de commencements.
Il y a eu "Paris Ailleurs", offert en bloc, comme un instantané très intime, puis "Eden" très personnel aussi, ouvert sur l'extérieur mais presque comme pour contre balancer la révélation. Puis ont fleuri les albums suivants, plus rayonnants, comme les témoins d'un parcours. Aujourd'hui, il y a "L'Invitation". Nous étions et sommes toujours dans l'univers du même artiste, mais dans des couleurs et des démarches différentes.

En quelques mots : Faites vous plaisir !
Et si vous ne souhaitez pas vous le procurer tout de suite, découvrez le en écoute chez les nombreux marchands de musiques, ou réveillez en quelques extraits sur la toile.

www.etiennedaho.com

www.myspace.com/etiennedaho ( etienne daho myspace (officiel) )

[www]

07/12/2003

07/12/03 - 03:11

Amitié franco belge et traditions...

Salut les gens.

Bon!
J'ai un peu hésité avant de mettre ça dans le journal. Plus par respect envers nos amis belges que par souci des convenances.
C'est une copine qui m'a envoyé ce 'tit texte et j'avoue que j'ai souri en bon franchouillard nombriliste.
La guerre n'est pas déclarée. Je l'espère.
ENORME bisou à John, pas par diplomatie mais parce qu'il le mérite.
:o)


En informatique, les Anglo-saxons sont très forts sur la terminologie du «ware». Ils ont inventé le shareware, le software, le freeware, le hardware, etc...
Et les Belges eux ?
Sont-ils moins créatifs ?
Pas du tout !
Ils sont même très fiers d'exposer la gamme de leur programmes.

Ainsi, comment dit-on en belge :

un serveur réseau ?
un abreuware
un logiciel très compliqué ?
un assomware
un logiciel de nettoyage du disque dur ?
une baignware
un réseau local d'une entreprise ?
un coulware
une poubelle Windows ?
un dépotware
un logiciel filtrant de compression de données ?
un entonware
un ensemble d'écran de veille ?
un dortware
un logiciel de vote électronique ?
un isolware
un logiciel de copie ?
un mirware
un logiciel d'antivirus ?
un mouchware
un logiciel de préparation de discours ?
un oratware
un logiciel pour documents en attente ?
un purgatware
une salle informatique non climatisée ?
une rotissware
un logiciel de merde ?
un suppositware
un logiciel de classement ?
un tirware
une réunion des responsables informatiques ?
une tupperware
Et enfin, le plus important dans la conjoncture actuelle :
un logiciel de demande d'augmentation de salaire ?
un vatfaireware.

16/11/2003

16/11/03 - 01:10

Histoire...

Petite histoire, adaptée d'un trait d' humour hétéro, et non vécue, fort heureusement...


J'étais heureux. Mon petit ami et moi sortions ensemble depuis plus d'une année, et ainsi nous avions décidé de nous marier.
Mes parents nous ont aidés de tous les côtés, et nos amis nous ont encouragés.
Et mon petit ami ?
Il était un rêve !

Il y avait seulement une chose qui me tracassait beaucoup et cette chose était son plus jeune frère...
Mon futur beau frère avait vingt ans, portant jeans serrés et des Tshirts moulants. Il se penchait régulièrement quand il était près de moi, j'avais ainsi une vue assez plaisante de ses formes.
Tout ceci était évidemment délibéré. Il ne l'a jamais fait quand il était près de n'importe qui autrement.

Il m’a un jour appelé et m'a demandé de venir pour vérifier les invitations de mariage. Il était seul quand je suis arrivé…
Il m'a chuchoté que bientôt je serais marié, et qu'il avait des sentiments et surtout ce désir pour moi, qu'il ne pouvait et ne voulait pas surmonter.
Il m'a dit qu'il voulait faire l'amour juste une fois avant que je ne sois lié à son frère.
J'étais totalement choqué et ne pouvais pas dire un mot. Il a dit : "Je vais en haut, dans ma chambre, et si tu veux passer à l'acte, tu peux monter me rejoindre et me prendre!".
J'étais assommé, glacé. Je l'ai observé monter les escaliers.
Quand il a atteint l’étage, il a baissé son caleçon et me l'a jeté en bas des escaliers.

Je me suis tenu là pendant un moment, puis je me suis tourné en direction de la porte.
Je l’ai ouverte et j'ai fait un pas hors de la maison, puis je suis allé directement vers ma voiture.

Mon futur beau-père se tenait dehors. Avec des yeux mouillés de larmes, il m'a étreint, et m’a confié:
"Nous sommes très heureux que vous ayez passé notre petit test. Nous ne pouvions pas penser à un meilleur homme pour notre fils. Bienvenue dans la famille !".

La morale de cette histoire est :

Gardez toujours vos préservatifs dans votre voiture.

12/11/2003

12/11/03 - 23:52

Une licorne?


You are the most universal mythical beast ever. Sightings of the unicorn have been reported from all over the world, even in modern times. Unicorns are pure and incorruptible. In China, unicorns symbolized gentleness, good will, and wisdom. Christianity links the unicorn with Christ. It is said that unicorns would only allow virgin girls (boys? both?) to see them, let alone touch them. They were easily lured into fatal ambushes by a virgin with some poachers waiting for the unicorn in nearby bushes. A unicorn's horn was a highly prized possession, which was reputed to have great healing capabilities. With the touch of its horn, a unicorn could bring back a person who had been dead for several hours. But when separated from the unicorn's body, the magic was significantly reduced. The unicorn had the body of a horse, a unique spiraling horn, and a lion's tail. They were pure white in color.


http://www.yayajon.com/watercircle/beastquiz.html

03/06/2003

03/06/03 - 23:24

Dernière connexion avant...

Et bien voilà.
Il est... tard, voire même très tard.
C'est la dernière fois que je me connecte au site depuis ce PC avant longtemps.
Demain matin, l'équipe des bras costauds viendra l'emporter loin de mes doigts et je ne le reverrais que... ce week end, dans mon demi chez moi. Et encore là bas je ne pense pas le mettre en service, vu l'état et l'âge certain des circuits électriques de la maison de famille.
Pas grave! Je vais sauter sur l'ordi de ma soeurette et je crois que je tenterais une connexion sur GA... Tard, très tard aussi.
Clic.
;O)

31/05/2003

31/05/03 - 22:29

Un soir comme un autre...

Je confonds la droite et la gauche.
La nuit tombe lentement ou le jour se cache, au choix.
J'ai des plantes dans ma baignoire.
Des mômes jouent dans des diamants bruts.

Un soir comme un autre en fait.

J'ai à nouveau passé la journée a trier mes affaires. Je me suis appliqué à mettre en cartons celles que je souhaitais emporter , et à balancer la larme à l'oeil ou le geste sec celles que je ne voulais pas garder. A droite le carton, à gauche le 50 litres PropSac... A droite "je garde", à gauche "bye bye"... Une heure, deux heures, l'après midi entière. Quand j'ai failli mettre mon Paddington dans le PropSac, j'ai stoppé net.

Il est 22h et la lumière est étrange. La nuit a du mal a se faire une place et on dirait que le jour ne veut pas céder la sienne et qu'il continue de jouer à cache cache, trop excité par le magnifique orage qui a presque cloturé sa prestation d'aujourd'hui.

Ah! Cet orage... Magnifique. J'ai toujours aimé ces caprices météo, comme une sorte de concert ou de spectacle naturel, pourtant structuré et rythmé de clapotis et de grondements wagneriens. Aujourd'hui ma seule inquiétude a été de voir les éléments se déchaîner sur mes pauvres plantes qui ont déjà bien du mal à végéter. Du coup, j'ai affronté les intempéries qui se la jouaient "Dix commandements" et j'ai emporté, fort courageusement je dois l'avouer, mes petits protégés empotés jusque dans ma baignoire. Je sais que c'est provisoire mais les parfums de menthes, de jasmin et de thym ne sont pas si désagréables que ça...

Cet orage au dessus de Paris a été accompagné d'une superbe giboulée de mai, et de grêlons tout froids, qui, maintenant que le calme est revenu, amoncelés sur les pavés de la cour et sur les balustrades, ressemblent à des pierres précieuses. Des mômes se sont précipités en Tshirt dans la cour voisine pour jouer au foot sur la "neige en grains" comme le crie une gamine à son frère. Habillés si léger, avec cette lumière particulière, on dirait qu'ils jouent sur des diamants bruts, innocents, en ne leur donnant de valeur que celle du plaisir de les regarder et de les toucher.

Un soir comme un autre...

09/05/2003

09/05/03 - 15:00

insatiables crocodiles

Bon!
Je radote peut être mais c'est étrange tout de même...
Cela précède le coup des 12 hommes lions, et ça se passe dans la même zone géographique.
Décidément! il y a de choses qui nous échapent sans cesse...


Les insatiables crocodiles envoûtés font 10 morts au Mozambique

MAPUTO, 25 avr (AFP)

Des crocodiles, qualifiés d'"envoûtés" par les villageois de la région, ont dévoré au moins dix personnes cette année dans la province de Tete, au centre du Mozambique, ont rapporté les autorités locales.

Selon les villageois du district de Mutarara, ces "crocodiles sont envoyés par les esprits pour attaquer les victimes" a déclaré au journal Zambeze l'administrateur du district, Damiao Trinta.

Selon lui, les attaques se sont multipliées ces dernières années.

M. Trinta a déclaré au journal avoir mis sur pied un groupe de chasseurs confirmés pour éliminer les prédateurs "mais ils ont refusé leur mission par peur de représailles des esprits" a-t-il ajouté.


06/05/2003

06/05/03 - 06:05

12 Hommes Lions

Salut à tous!

Cela faisait longtemps que je n'avais pas ajouté d'article à ce journal. Je passais mon temps accordé au site à lire ceux des autres inscrits... La vie trépidante de Pierrot Gourmand, entre autres.
Je suis heureux de voir que le forum se réveille sous les doigts de john, johns, et quelques autres. Chacun s'active avec les beaux jours. Xymox me manquerait presque si je ne pouvais le joindre autrement.
L'actualité est étrange et nous sommes vite submergés de données plus ou moins intéressantes et bien souvent prémâchées.
C'est juste que si comme moi vous préférez recevoir les nouvelles brutes (ou du moins sans trop de commentaires) directement par courriel, vous avez peut être remarqué cet étrange article.

PARIS, mardi 6 mai 2003 (AFP)

SORCELLERIE : LYNCHAGE DE 12 HOMMES-LIONS
Au Mozambique des villageois ont battu à mort 12 individus qu'ils accusaient d'être des sorciers capables de se transformer en lions et donc responsables de la mort de 20 personnes, a rapporté hier un porte-parole de la police à l'antenne de la radio nationale.
Au cours des derniers mois des lions ont dévoré 20 personnes dans la
province de Cabo Delgado (nord). Certains villageois se sont convaincus que
les lions étaient en fait des sorciers ayant pris l'apparence de fauves et ils
ont agressé et battu à mort 12 personnes soupçonnées de sorcellerie.


Fascinant, non?
Du coup, je reverrais bien la Féline de Paul Schrader avec N. Kinski. Qu'est ce qu'elle est sexy dans ce film! Et puis la voix de David Bowie en BO c'est un must...

Allez!
A plus tard les zéléphants...

10/04/2003

10/04/03 - 04:08

DVD The Robbie Williams Show


Yee ha !! tout le monde

Sans hésiter... Les yeux fermés, la main légère, l'assurance du fan, et un porte monnaie classique. C'est tout ce qui faut pour pouvoir savourer ce concert évènement, à la maison, seul ou entre amis.
Il s'inscrit dans une tradition de soirées intimistes. Nous avions les Top et les Carpentiers en France, ils avaient... tout le reste, dont Elvis Presley et ses deux show mythiques... Robbie fait d'ailleurs plusieurs fois allusions au King dans ce show... Bref!
Le DVD...
L'objet est beau, et le prix plus que résonnable! Le son est excellent, sauf pour certaines entrevues ou il est volontairement brut, mais pour le concert, honneur est rendu au matériel fabuleux mis en oeuvre lors de ces trois jours et ces deux soirées là.

Certains pensent qu'il n'y a pas assez de gros plans sur Robbie, mais c'est parce qu'ils aiment trop ses yeux. Je trouve qu'il y en a pas mal, et parfois on pourrait même lui voir le bulbe des poils, dis donc!
Ses yeux sont magnifiques, il faut l'admettre. lumineux et perçants, tour à tour miroir et aiguille. Wouaou...
Et le reste?
Ne me dites pas que vous n'allez pas aimer le plan rapproché sur le plus beau déhanchement de popotin jamais vu depuis bien longtemps! Quelle souplesse! Ca doit donner!

Dans les bonus, le "jeu débile", épreuve de mémorisation de signaux lumineux (du style de ce jeu mythique dont j'ai oublié le nom, celui à 4 couleurs avec lequel Balasko joue dans l'ascenceur dans le PNEUO), le jeu, disais-je, est assez prenant pour ceux qui, comme moi, ne sont pas joueurs, mais bon...
C'est la clé vers trois enregistrements supplémentaires dont une reprise improvisée de "Sweet home Alabama" dans les loges.
Et puis c'est aussi ce qu'on aime dans les DVD de Robbie... les surprises... Le clip mutli angles de Where Egos dare est aussi énervant à mon goût.

Le petit plus? Et bien c'est cette ambiance si particulière qui est très bien retranscrite dans ce montage. les rapports entre musiciens, la préparation assez longue mais si décontractée du show, et surtout cette connivence entre Robbie et le public, même si, croyez moi puisque j'étais présent, il a sorti deux fois plus de conneries sur scène, toujours de très bon goût bien évidemment. Ce show a été conçu de toute pièce pour ce montage et il en ressort un visionnage presque interactif qui nous mêle au public.

Pour l'instant c'est mon DVD de RW favori.
Honnêtement je ne l'ai regardé qu'en stéréo mais un pote m'a dit qu'en 5.1 et sur écran XXL, c'est dément.

Alors?... Toujours pas convaincu?
;-)


09/04/2003

09/04/03 - 07:37

"Una furtiva lagrima"

Et voilà.
Le bonheur prend forme parfois.

Le nouvel album de Juan Diego Florez vient de paraître, chez Decca.
Une pure merveille, pour celui qui, comme moi, est peut être tombé sous le charme d'une voix par cette soirée de février au Palais Garnier, alors qu'il donnait vie au Lindoro de l'Italienne à Alger de Rossini.
Depuis, je l'ai suivi sur pas mal de scènes et j'ai échangé pas mal de nouvelles avec des possédés, tous aussi charmants les uns que les autres.

"Una furtiva lagrima
Donizetti & rossini arias."
Nous attendions cet enregistrement avec impatience, depuis l'album précédent, "Rossini arias".
Ces airs de Rossini nous avaient déjà plus que séduits, et cette étape traditionnelle, précédent les airs français et ceux de Mozart, nous présente un ténor toujours aussi brûlant, mais décidé à apporter du corps et plus de maîtrise.
Même si la part belle est donnée à Donizetti, Bellini donne enfin l'occasion "Deccaesque" à Juan Diego Florez de tourner la page du jeune ténor rossinien débutant.
Pour nous, il a finalement choisi d'enregistrer l'air de la Fille du régiment dans sa version originale française, et non pas en italien, comme il fut présenté lors de nombreux récitals.
Un bel enregistrement pour une voix toujours en marge.
Prenez quelques secondes pour le découvrir ou pour réentendre cette voix.

Le site officiel Decca remis à jour et proposant une écoute d'extraits:
http://www.deccaclassics.com/artists/florez/index.html

Le meilleur site non officiel, celui de mon amie, avec le merveilleux air "la flor de la canela" en écoute:
http://www.juankun.com/index01.html

Et à défaut, le site de la FNAC, évidemment.

Qui ne saurait se laisser charmer par un jeune latino américain jouissant toute l'année du Soleil de Bergame, avec sa fiancée.
Bam!
Ca va, hein...
M'en fous. Même pas mal.
J'ai l'habitude de tomber sur ce genre de mecs.

29/03/2003

29/03/03 - 04:40

"Eux"

C'est étrange. Cette chanson me boulverse à chaque écoute et je ne peux m'empêcher de la chanter. Je trouve les mots simples et superbement choisis. Vous allez encore penser que je n'écoute que des chansons tristes. Mais la vie est ainsi faite et la mélancolie, la nostalgie et la tristesse sont trois notions bien différentes.
;-)


Il y a tant de joie
Dans leur moindre sourire
Qu'a les regarder vivre
Moi j'en ai peur pour...

Eux
Dans leur inconscience
C'est leur insolence qui parle pour eux
Eux
Dans leur innocence
Ils ont l'indécence
Des gens trop heureux
Eux
Les regarder vivre
C'est ouvrir un livre
Ou tout serait bleu
Eux
C'est une légende
Qui ferait offrande
De sa vie pour eux

En les regardants, dans un amour si grand
J'en ai le cœur qui pleure un triste adieu
Ma pensée s'égare, par un simple regard
Car cet amour je l'ai connu comme...

Eux
Dans leur inconscience
M'impose en silence un rêve évanoui
Eux
Dans leur innocence
Raniment la danse
d'un bonheur enfoui
Eux
Les regarder vivre
C'est pour moi revivre des jours délirants
Eux
Refont la légende
Qui m'a fait l'offrande d'un bonheur trop grand

En les regardant dans un amour si grand
J'en ai le cœur qui pleure un triste adieu
Ma pensée s'égare par un simple regard
Car cet amour je l'ai connu comme...

Eux


Dalida
Paroles et Musique: P.Barouh & D.Gérard. 1963
© Polygram Barclay Orlando Production

29/03/03 - 04:27

Le condamné à mort

Le 15 avril 1986 nous quittait Jean Genet alors âgé de 76 ans. Il reste un personnage important dans l'histoire des arts, au delà de sa place dans la litérature.


Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des près l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

©
Jean Genet
Marc Barbezat - Gallimard D.R. 1963

27/03/2003

27/03/03 - 19:49

ONP 2003/2004

Coucou ...
Juste une info en attendant d'autre mots...
J'espère que tout va pour le mieux.

Voilà ce que j'ai repéré en feuilletant le programme de la nouvelle saison de l'Opéra National de Paris...


Octobre 2003:
La Bohème de Puccini, avec Marcello Alvarez (Rodolfo) et Cristina Gaillardo Domas (Mimi)

Novembre 2003:
Lulu d'Alban Berg

Novembre/Décembre 2003:
Ariadne auf Naxos de Strauss, avec Natalie Dessay (Zerbinetta)

Janvier/Février 2004:
Die Fledermaus de Strauss, mise en scène de Coline Serreau, avec Brigitte Hahn (Rosalinde) et Beatrice Uria-Monzon (Prinz Orlofsky)

Février 2004:
I Capuleti e i Montecchi de Bellini, dirigé par Bruno Campanella, avec Daniela Barcellona (Romeo) et Ruth Ann Swenson (Giulietta)

Mars/Juin/Juillet 2004:
Otello de Verdi, par James Conlon :-( , mais avec Barbara Frittoli ou Cristina Gaillardo Domas (Desdemona), Vladimir Galouzine (Otello), et Jean Philippe Lafont (Jago)

Mars/Avril 2004:
L'Heure espagnole de Ravel et Gianni Schicchi de Puccini, dirigé par Seiji Ozawa, avec Patrizia Ciofi (Lauretta)
La Traviata de Verdi, dirigé par Jesus Lopez Cobos, avec Inva Mula (Violetta Valery), Martine Mahé (Annina) et Rolando Villazon (Alfredo Germont)

Mai/Juin 2004:
Alcina de Haendel, avec Luba Orgonasova (Alcina) Vesselina Kasarova (Ruggiero), Patrizia Ciofi (Morgana), et Vivica Genaux (Bradamante)

22/03/2003

22/03/03 - 14:06

"RAFFUT"

Il y a ces enfants qui font du bruit quand on voudrait se reposer à la terrasse d'un café ; ceux qui bousculent le chalant à la sortie du monoprix, avec ses oeufs effrayés sur le dessus de son panier. Il y a ceux qui sortent des mots que même nous, qui pensions braver l'autorité, n'aurions jamais osé sortir, et encore ceux, oui ces petits branleurs de m...., qui rayent la jolie peinture vernie de notre voiture sur le parking du mégamarché que l'on engraisse.
Mais il y a aussi et ce sont parfois les mêmes, qui ne veulent pas rentrer trop tôt à la maison et qui préfèrent jouer aux monstres dans les rues, plutôt que de servir à nouveau de souffre douleur à ces parents inconnus. Ceux là même qui à l'école font tout pour échapper à la piscine aux trente regards du mardi pour ne pas montrer les tatoos douloureux d'un amour maladroit.
Et enfin ceux qui ne sont plus, pour n'avoir été que des enfants ; ceux qui ne pleurent plus, pour avoir eu les yeux de leur mère ; ceux qui y ont laissé la peau, pour avoir eu celle de leur père.

Alors, entre nous, un cd single c'est pas la ruine.
Une autre merde Universal qui restera cette fois dans les bacs, un paquet de cigarettes en moins, un bon vin remis à une autre occasion.
Même si nous ne sommes pas devant la chanson de l'année, rappelons que ce n'était pas l'objectif du projet.
Et puis si vous en avez ras le bol de bouffer du foot individualiste dont la valeur se calcule en euros à longueur de journée, c'est une occasion béton.
A bon lecteur...

Merci.




"RAFFUT CONTRE LA MALTRAITANCE"

Sous l’impulsion de Christophe Juillet (ancien international/Au delà du sport), David Auradou (joueur international de l’équipe de France de Rugby) et de Mathieu Blin (joueur du Stade Français) toute la famille du rugby français se mobilise contre la maltraitance au profit de l’association Enfance et Partage.

Enfance et Partage lutte en France depuis 25 ans contre toute forme de maltraitance subie par les enfants. Sur une idée de Frank Tapiro, président de l’agence Hémisphère droit, le projet "RAFFUT CONTRE LA MALTRAITANCE" consiste à produire une chanson interprétée par les plus grands rugbymen français et à vendre le single au profit d’Enfance et Partage.

Au rugby, un raffut est un geste de défense qui consiste à écarter du bras un adversaire qui vient vous plaquer. Aujourd’hui, ce "Raffut" consiste à prévenir et lutter contre la maltraitance, partout où elle sévit, et de faire du bruit, beaucoup de bruit, pour que ce thème délicat ne soit plus maltraité à notre époque.

Le jeudi 19 décembre dernier, au studio d’enregistrement du Palais des Congrès de la Porte Maillot, plus de 60 rugbymen étaient présents pour participer à l’enregistrement de la chanson :
" Les droits des petits hommes "
(Paroles & musique Frank Tapiro /Arrangements François Castello et Christophe Voisin).
Légendes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, ils sont venus, ils étaient tous là : Jo Maso, Bernard Laporte, Fabien Galthié, Raphael Ibanez, Philippe Sella, Jean-Pierre Rives, Vincent Clerc et tant d’autres ont dévoilé un talent vocal qui nous rappelle que les rugbymen sont entrainés à cet exercice dès leur plus jeune âge, la troisième mi-temps étant le moment privilégié où les chants guérissent les blessures. Espérons que ce chant saura en guérir d’autres, plus dures à supporter qu’un marron au sortir d’une mêlée. Le single sera lancé pendant le Tournoi des 6 Nations 2003.
...
C’est la première fois qu’un tel projet est monté sur le thème de la maltraitance. Le "Raffut" se déroulera pendant toute l’année 2003, année de la coupe du Monde de Rugby. Un événement d’envergure nationale sera organisé à l’occasion de la journée mondiale des droits de l’enfant, le jeudi 20 novembre 2003.

Source : "Les brèves" sur www.stade.fr 14/02/03

Contacts :
Edwige de France 0155905362/5361/5379 (Drôles2dames)
Alexandre Greep 0144419106 (U.L.M)
Muriel Leroy 0158740826 / 0611337777 (Hémisphère droit)

En France :
- près de 85500 enfants étaient en danger de maltraitance en 2001.
- 32% des sévices sexuels signalés concernent des enfants de moins de 6 ans, dont près de 10% sont des bébés.
- Le nombre de décès d'enfants par sévices corporels oscille entre 400 et 700 par an, soit pratiquement 2 par jour.
- Une des premieères causes de mortalité chez les jeunes est le suicide, dont les 2/3 ont pour origine un abus sexuel subi pendant l'enfance.

Source : Enfance et Partage : www.enfance-et-partage.org

21/03/2003

21/03/03 - 16:25

Carta al Presidente George W. Bush

Pour la traduction, lisez simplement le journal de john, ou bien écrivez moi. Dans ce dernier cas, soyez courtois, gentils, et n'oubliez pas votre numéro de carte bancaire avec... avec... la date de validité! C'était pourtant facile.
Allez!


"Gracias, presidente Bush"
Por Paulo Coelho


Gracias, gran líder George W. Bush. Gracias por mostrarnos a todos el peligro que Saddam Hussein representa. Tal vez muchos de nosotros hubiéramos olvidado que él utilizó armas químicas contra su pueblo, contra los kurdos, contra los iraníes... Hussein es un dictador sanguinario, una de las más claras expresiones del mal de hoy en día.

Sin embargo, ésta no es la única razón por la cual le estoy agradecido. En los dos primeros meses del año 2003, usted ha sido capaz de mostrar muchas cosas importantes al mundo, y por eso merece mi gratitud.

Así, recordando un poema que aprendí en la infancia, quiero decirle: gracias.

Gracias por mostrar a todos que el pueblo turco y su Parlamento no están en venta ni por 26.000 millones de dólares.

Gracias por revelar al mundo el gigantesco abismo que existe entre la decisión de los gobernantes y los deseos del pueblo. Por dejar claro que tanto José María Aznar como Tony Blair no conceden la mínima importancia ni tienen ningún respeto por los votos que recibieron. Aznar es capaz de ignorar que el 90% de los españoles están contra la guerra, y Blair no se inmuta con la mayor manifestación pública realizada en Inglaterra en los últimos 30 años.

Gracias porque su perseverancia forzó a Tony Blair a ir al Parlamento inglés con un dossier falsificado, escrito por un estudiante diez años atrás, y presentarlo como "pruebas contundentes recogidas por el servicio secreto británico".

Gracias por lograr que Colin Powell se pusiera en ridículo al mostrar al Consejo de Seguridad de la ONU algunas fotografías que, una semana más tarde, fueron públicamente impugnadas por Hans Blix, el inspector responsable del desarme de Irak.

Gracias porque su posición hizo que el Ministro de Relaciones Exteriores de Francia, el señor Dominique de Villepin, en su discurso contra la guerra tuviese el honor de ser aplaudido en el plenario. Honor que, por lo que sé, sólo había sucedido una vez en la historia de la ONU con ocasión de un discurso de Nelson Mandela.

Gracias porque a causa de sus esfuerzos por la guerra, es la primera vez que las naciones árabes -generalmente divididas-, han condenado unánimemente una invasión, durante la reunión celebrada en El Cairo la última semana de febrero.

Gracias porque su retórica afirmando que "la ONU tiene una oportunidad de mostrar su relevancia", logró que hasta los países más reacios terminaran tomando una posición en contra del ataque a Irak.

Gracias porque su política exterior ha hecho declarar al Ministro de Relaciones Exteriores de Inglaterra, Jack Straw, en pleno siglo XXI, que "una guerra puede tener justificaciones morales", y con esa declaración perder toda su credibilidad.

Gracias por intentar dividir una Europa que lucha por su unificación; es una señal de alerta que no será ignorada.

Gracias por haber conseguido lo que pocos han conseguido en este siglo: unir a millones de personas en todos los continentes luchando por la misma idea -aun cuando esta idea sea opuesta a la suya-.

Gracias por hacernos sentir nuevamente que, aunque nuestras palabras no sean oídas, por lo menos son pronunciadas, y esto nos dará más fuerza en el futuro.

Gracias por ignorarnos, por marginar a todos aquellos que tomaron una actitud contra su decisión, pues el futuro de la Tierra es de los excluidos.

Gracias porque, sin usted, no habríamos conocido nuestra capacidad de movilización. Quizá no sirva para nada en el presente, pero seguramente será útil más adelante.

Ahora que los tambores de guerra parecen sonar de manera irreversible, quiero hacer mías las palabras que un antiguo rey europeo dirigió a un invasor: "Que su mañana sea hermosa, que el sol brille en las armaduras de sus soldados, porque durante la tarde yo le derrotaré".

Gracias por permitirnos a todos, un ejército de anónimos que se manifiestan por las calles intentando parar un proceso ya en marcha, conocer la sensación de impotencia, aprender a lidiar con ella y transformarla.

Por lo tanto, aproveche su mañana y la gloria que ella aún pueda traerle.

Gracias porque no nos escuchó y por no tomarnos en serio. Pero sepa que nosotros le escuchamos y no olvidaremos sus palabras.

Gracias, gran líder George W. Bush. Muchas gracias."

21/03/03 - 00:26

"Le bonheur"


Dans les forêts,
dans les villes en braises rouges
au- dessus de la mer,
sur les collines parfumées,
vivait une belle bête chaude et fauve
qu'on appelait le bonheur.
Partout elle bondissait,
elle riait dans la nuit,
partout elle dansait avec le feu
et chantait avec les loups.

Cela se passait dans aucun temps particulier
car le temps voyez-vous est une chose mystérieuse...

Cette bête mangeait
tout ce que les gens lui donnaient,
elle se laissait traire par eux,
elle les pénétrait de son rameau doré
s'ils le désiraient
et elle faisait de la musique
avec leurs veines et leurs cheveux.

Pourtant il y en eut quelques-uns qui la détestèrent
parce qu'elle les empêchait de régner
et que, étant libre et gratuite, elle cassait le marché.
Alors un jour ils vinrent avec des armes,
ils la capturèrent
et l'enferrnèrent
très loin dans une cage.

Cela se passait dans aucun pays particulier
car les pays voyez-vous sont des choses mystérieuses...

Pour que les gens ne se révoltent pas,
ils fabriquèrent
d'innombrables copies de la bête.
Pour qu'ils en soient dégoûtés,
qu'ils n'y comprennent plus rien
et qu'ils l'oublient,
ils la firent bien mauvaise.

La fausse bête
se mit à roucouler,
à jouer au bridge,
à vendre
le soir dans les rues ses tristes appas,
à chanter des opérettes
et à porter des rubans roses
comme on en met dans les cheveux des petites filles
pour les empêcher d'être
ce qu'elles sont elles-mêmes :
des grandes bêtes chaudes et fauves.

Les gens devinrent amers et tristes,
ils ricanèrent, s'empiffrèrent de gâteaux,
se tapèrent dessus avec rage
et beaucoup se moquèrent
du caniche appelé bonheur,
de la perruche appelée bonheur.

Puis ils oublièrent le Bonheur
comme c'était prévu dans le plan,
excepté quelques-uns que l'on rnit à l'hôpital.

Pourtant
dans les yeux de tous les bébés
on peut voir se refléter l'image
de la terrible bête et
il parait que sa chaleur en vérité
est telle que les barreaux de sa cage
sont en train de fondre là-bas très loin où les soldats l'ont laissée.

J'ai rencontré
une vieille, vieille dame
qui n'espérait plus la voir arriver de son vivant
-mais, me dit- elle, je sais qu'elle existe
et après tout c'est l'essentiel-.

Comme elle allait bientôt mourir,
elle ne pouvait pas mentir.


Encore et toujours Brigitte...

21/03/03 - 00:20

"La Citrouille"


Chaque citrouille
peut devenir carrosse.
Chaque citrouille
est, était, sera carrosse.

Pour qu'une citrouille soit,
devienne, redevienne carrosse,
il faut avant tout l'accepter entièrement
en tant que citrouille.

Bonjour citrouille, je t'aime citrouilles
sont les mots qui permettent
et non pas
«légume en voie de développement,
j'aime en toi le carrosse que tu étais
avant qu'un enchanteur qui ressemble au président
t'ait transformé en citrouille
et que tu redeviendras si tu travailles bien.

Il faut également
que la citrouille se tienne le même langage,
il faut qu'elle puisse aimer son coeur
même écrabouillé, y reconnaître la vie
même bafouée.

C'était...
les recettes de Tante Marie Citrouille,
employée bénévole au Bureau du Bonheur Perdu,
passage du Désir.

Citrouille mon amour
je te regarde dans le soleil
je suis avec toi
Dans la terre comme au ciel

Citrouille mon amour
Laisse-moi te reconnaître
Et reconnais-moi
Moi le rat gris
Rabougri
Par un enchanteur aigri
Epicier en gros
Notre ennemi.

je sais que tu es
le cheval ailé
Je sais que tu es
le carrosse chatoyant
Et nous nous envolerons
Nous nous envolerons

Si je te permets
De voir et d'aimer
Mes grosses joues rouges
Dans le soleil

Si tu aimes
Mes moustaches grises
Tremblant sous la brise
Et mes pattes Maladroites
Posées sur ton coeur.

Citrouille mon amour
je te regarde dans le soleil
je suis avec toi
Dans la terre comme au ciel

Citrouille mon amour
Laisse-moi te reconnaître
Et reconnais-moi
Moi le rat gris
Rabougri
Par un enchanteur aigri
Epicier en gros
Notre ennemi.


Toujours Brigitte...

20/03/2003

20/03/03 - 23:55

"Folie furieuse"

Sous ma folie furieuse
j'ai trouvé un trésor
d'or et de pierres précieuses
enterré par des cor-
saires des temps jadis
aieux de mes aieux
Trésor de la ville d'Ys
sombrée dans les flots bleus
à la porte des hommes
des démons ou des dieux
qui tombent dans les pommes
quand ça devient sérieux.

Ce trésor endormi
me fait peur et me tente
comme un bel ennemi
aux oeillades brûlantes
il y a des poignards
incrustés de rubis
et une vierge noire
habilée d'organdi
des parures tartares
et des bagues à poison
des insignes barbares
qui défient la raison

Folie furieuse
de naufrageurs
liaison dangereuse
de tête à coeur
tête oublieuse
coeur en chaleur
folie furieuse
pile et secteur

Il a des soieries
sauvages et lunaires
c'est la mer en furie
figée dans la nuit claire
il y a des saphirs
tranchants comme un éclair
en forme de menhirs
de bonheur ou d'enfers
il y a lueurs de perles satinées
douces comme des pleurs
calmées par des baisers.

Je ne suis qu'une oie blanche
ayant couvé l'oeuf d'or
du monde et qui se penche
sous le poids de la mort
la lumière la blesse
de cent blessures noires
son pauvre coeur en laisse
se déchire et s'effare
elle essaie d'enterrer
ces splendeurs orageuses
sous les monts escarpés
de sa folie furieuse.

Folie Furieuse
de naufrageurs
liaison dangereuse
de tête à coeur
tête oublieuse
coeur en chaleur
folie furieuse
pile et secteur.


Paroles : Brigitte Fontaine
Musique : Areski Belkacem
1990 - Le Nougat


05/03/2003

05/03/03 - 15:19

"Paul-Emile a des fleurs"

Depuis quelques jours, j'ai de nouveau ces images et ces odeurs qui me reviennent. Elles me foutent dans cet état que je maudis. Je les cherche aussi parfois, au hasard d'un album photo, ou d'une chanson...


Laissez la donc tranquille
Laissez la donc dormir
Retirez vos aiguilles
Laissez la donc partir

C'est l'ciel et vos machines
Qui tirent chacun d'leur bord
Qui sont là qui s'obstinent
C'est à qui sera l'plus fort

Laissez la donc j'vous jure
C'est elle la meilleure
Elle soigne mes blessures
Mieux qu'un troupeau de vos docteurs

Arrêtez donc d'vous battre
Laissez la donc mourir
Retirer vos salles pattes
Arrêtez de la retenir

Lâchez donc les veines
C'est pas votre mère à vous
C'est pt'être même plus la mienne
J'la reconnais plus du tout

Elle sait déjà par cœur
Toutes sortes de p'tits poèmes
Qui finissent par "Amen"
Faut bien qu'elle voit l'Seigneur

Depuis l'temps qu'elle s'prépare
Pour être belle pour lui
Gâchez pas son départ
Si faut que ce soit pour aujourd'hui

Laissez la donc tranquille
Laissez la donc rêvez
Elle rêve à Paul-Emile
J'en suis persuadée

Et bon Dieu quelle tristesse
Voyez comme elle s'ennuie
Des blagues et des caresses
D'son Paul-Emile chéri

Attendez donc un peu
Rangez pas vos aiguilles
Elle manquera pas à Dieu
Autant qu'elle manque à sa famille

N'la laissez pas tranquille
N'la laissez pas s'éteindre
Comme j'connais Paul-Emile
Y'va allez la r'joindre

Mais ranimez-la donc
Mais faîtes donc quelque chose
Gonflez-lui les poumons
Augmentez-lui ses doses

Relevez-lui les paupières
Elle a la trouille du noir
Réveillez ma pauv'mère
Elle va faire des cauchemars

Cognez-lui sur le cœur
Mais faîtes la réagir
Paul-Emile a des fleurs
Il veut les lui offrir.




Paroles et Musique: Lynda Lemay 1994 "Lynda Lemay"
© 1994 - Disque Wea